1ere rencontres du film d'archeologie sous-marine Publiée le 3 nov. 2017

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Depuis des décennies, la curiosité des plongeurs amateurs de la Côte Vermeille ne s’arrête pas à la traque des poissons. Le malheur des marins, pêcheurs, marchands des périodes antiques, venus de l’autre bout de la Méditerranée, attirés par les débouchés commerciauxqu’offraient les cités littorales, venus sombrer en bordure des côtes, a fait les beaux jours des amateurs d’amphores et autres vestiges.

Parallèlement, des projets de valorisation des découvertes sous-marines pour Collioure et Port Vendres existent depuis plusieurs générations. Il aura fallu un concours de circonstance, quelques rencontres décisives pour concrétiser ce que d’aucuns attendent avec impatience. Une petite équipe de passionnés œuvre en effet depuis un an pour que voient le jour les premières rencontres du film d’archéologie sous-marines placées sous le prestigieux label André-Malraux. Une grande première sur la Côte Vermeille soutenue par les municipalités de Collioure et Port-Vendres et l’implication de l’Aresmar (Association d’archéologie sous-marine et subaquatique en terre catalane), avec la participation des AIM (les Amitiés internationales André-Malraux). Sous la présidence de C. Lavail, les maires des deux communes ont délégué des adjoints, féru de plongée pour Collioure avec Philippe Cortade, passionné d’images pour Jean-Marie Leriche à Port-Vendre. L’équipe de Subcam archéologie, c’est bien sûr, des spécialistes de l’archéologie sous-marine. François Brun est avant tout plongeur inventeur d’épaves. « J’ai eu la chance de passer mon enfance à Carthage, sanctuaire punique, où les vestiges antiques affleuraient. Depuis 40 ans, je plonge, en particulier sur des épaves contemporaines,

à des profondeurs importantes. Ma passion m’a poussé à mettre au point des techniques inédites de plongée », explique le trésorier de l’association et aussi rédacteur d’ouvrages pointus sur les techniques de plongée. Jean Sicre, le secrétaire, par ailleurs président de l’Aresmar, a été gagné par la passion de l’archéologie grâce à Cyr Descamps, « depuis 1988, cet élan ne m’a plus quitté. Plus spécialement dédié à la céramique, mes recherches m’ont entraîné dans diverses missions de fouilles, en particulier au Liban où depuis 2003 des campagnes de fouilles œuvrent sur le port de Tyr ». Une exposition de ces recherches sera visible au centre culturel de Collioure, en même temps que le festival.

Les vendredi 3 et samedi 4 novembre, à Collioure, centre culturel et à Port-Vendres, le cinéma Le Vauban, entrée libre. Tél : 06 32 85 29 66.

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